Y a des contes que des enfants ont du vivre:
C'est l'enfance d'un gars qu'avait tout ses parents.
Le paternel ne vivant avec ses enfants
Leur mère ne voulut leur enseigner le rire
Yavait un village, aux maisons bien pointues
Avec de grand' prairie, et des peties rues.
L'herbe y était verte, l'air y était fort sain!
Y'avait juste cette dame, c'était là le pépin
C'était la mère des goss', qu'j'ai cité avant ça.
On dit qu'elle était belle, et qu'elle était sympa.
Je dirais qu'elle était cell', qu'elle voulait que l'on croit.
Mais ceux qui vivaient d'elle, n'avaient pas l'mèm' éclat.
J'étais l'un des gosses, et franchement j'l'avoue
Qu'au lit je pissais pas, mais je mouillais le drap.
N'allaient pas chercher loin, je pleurais tout mon saoul,
Je vidais toute la nuit, le malheur d'ètre là.
La maison était belle, avec tout ces rosiers.
Sur le haut des armoires, y'avait des martinets
Des batons dans les coins, des cravaches aux placards
Pour nous foutr' la féssée, z'étaient jamais en retard.
Les raisons était bonnes, nos fesses bien dodues.
Pour la moindre excuse, elle nous les rougissaient
Nous n'étions pas battus, nous étions abatus!
C'était pour notre bien, le mal qu'elle nous fesé.
Mon père s'était cool, on le voyait presqu' pas!
Ah si le dimanche, c'était l'jour à Papa
C'était l'jour du bonheur, on attendait que ça!
Notre mère enrageait, nous on partais en bas.
A l'école c'était l'pire, yavait qu'une solution:
Soit tu choisis d'bosser, elle te fous juste des nions,
Si tu te laisse aller, tu l'as sur le troufions,
Te fout des punitions, en plus de tes marrons!
J'avais ma bande de pott's, c'était tous mes héros!
Z'étaient tous avec moi, mais ils ne s'impliquaient
J'les comprends quand j'y pense, ils étaient tous stylés
Moi je venais au bahut, fringé comme un clodo
Elle disait "t'as pas besoin, que je te fringue bien.
L'bahut c'est pas la mode, t'y vas pour étudier.
Habille toi de ce que t'as, n'écoute pas les vauriens".
Donc j'passais pour un con, mais c'tait pas ce que je souhaitais.
Y'avait ma grande soeur, souvent du mème avis.
C'tait mon contre exempl', ce que je voulais pas ètre.
Maintenant ma pauvr' soeur, elle découvre la vie.
Une putain de vie gachée, une de plus sur mon mètre.
Y'vait mon ptit frère, mon ami plus petit.
C'est pour lui qu'j'ai lutté, mème s'il le sait pas trop
Je voulait qu'il aime sa vie, son enfance, son ado.
Maintenant il est tout seul, on est tous partis.
Y'vait tellement de choses, qu'j'devrais vous raconter!
Mais le poème est long, rien que déja maint'nant.
Tant de souvenirs remontent, que j'aimerais vous dire tant
La liste est longue des choses, qui me font sangloter.
Oui, vraiment je pleure, de trois enfances gachées,
Par la suffisance d'une femme, qui s'est crue ètre mère.
Et qui as fait comme action, que les martiriser,
Les traiter en mauvais, les faire devenir vert.
Oui c'est vert de nausé, que j'écris ce poème,
Mais n'aller faire d'idée, il y a des mères qui aiment.
Il y a celles qui savent, ce que "mère" s'ignifie
Il y en a carément, qui agrandissent leur nids!